Autour de Démocratie, sortir de l’apathie.

Les ouvrages cités par Jean-Matthias Fleury

Benjamin Constant

Bernard Constant. De la liberté des anciens comparée à celle des modernes- 1819

Le texte du discours de Benjamin Constant cité par jean-Matthias Fleury en pdf.

La présentation du texte par Wikipedia se conclut de la façon suivante:  "Puisque la liberté antique n’est pas la même que la liberté moderne, il s’ensuit qu’elles sont respectivement menacées de dangers différents. Le danger de la liberté antique repose sur une aliénation de l’individu, que l’État écrase l’individu. Mais le danger qui guette la liberté moderne est que l’individu soit trop absorbé par la poursuite de ses intérêts individuels et renonce à ses droits de partage du pouvoir politique.  Benjamin Constant conclut son discours en expliquant la nécessité d’apprendre à combiner ces deux types de liberté".

ranciere haine de la democratie

Jacques Rancière. La Haine de la Démocratie.

Il n’y a, pour les tenants de la nouvelle haine de la démocratie, qu’une seule bonne démocratie, celle qui réprime la catastrophe de la civilisation démocratique  qui veut que tous soient égaux et toutes les différences respectées. 

L'introduction du livre en pdf (site de l'éditeur).

Présentation du livre Wikipedia

Entretien avec Jacques Rancière dans la revue Multitude.

finley

Moses I. Finley Démocratie antique et démocratie moderne.

Moses Immanuel Finley (1912-1986) est un historien américain naturalisé britannique en 1962, spécialiste de l'Antiquité grecque. Il écrit ce livre en 1973.

En quoi la démocratie athénienne nous concerne-t-elle aujourd'hui ? Telle est la question à laquelle répond ce livre remarquablement clair, qui traite dans un premier chapitre de l'apathie et de l'activisme en Grèce et dans nos sociétés , dans un deuxième chapitre du mot fameux de Charles Wilson : « Ce qui est bon pour les États-Unis est bon pour la General Motors et vice versa », et dans un troisième chapitre de la liberté et du procès de Socrate.

blondiaux

Loic Blondiaux - Le nouvel esprit de la démocratie, actualité de la démocratie participative.

Une nouvelle demande de participation se fait jour dans les démocraties. Sous des formes variées (blogs, forums, journalisme participatif, conférences de consensus, concertations...), elle exprime une insatisfaction à l’égard de la démocratie représentative comme de ses médiations traditionnelles. Comment donner corps à ce « nouvel esprit de la démocratie » sans succomber aux faux-semblants d’une rhétorique de la proximité ? Comment faire vivre cet impératif de participation des citoyens sans sortir du cadre de la démocratie représentative ? Comment penser les dispositifs susceptibles de réaliser ce nouvel idéal ? C’est à ces questions que répond le livre de Loïc Blondiaux

Voici une présentations détaillée du livre sur le site revues.org

 

dewey

John Dewey. "Le public et ses problèmes" et "Liberalism and Social Action". 

Voir cet article, sur le site de La Vie des Idées, à propos de Après le libéralisme ? Ses impasses, son avenir, (traduction du titre original  Liberalism and Social Action !!!, paru en 1935) Ed. Climats

Voir cet article sur le site non-fiction au sujet de Le Public et ses Problèmes (1927).

 

Castoriadis

Cornelius Castoriadis.

Démocratie et relativisme : l'ouvrage cité.

La pensée politique de Castoriadis, le projet d'autonomie : un texte de présentation.

Video : un entretien de C Castoriadis conduit par Chris Marker. Version courte

Le site de l'association Castoriadis : castoriadis.org

 

 

graeber

David Graeber.

David Graeber (né en 1961) est un anthropologue et militant anarchiste américain, théoricien de la pensée libertaire nord-américaine et figure de proue du mouvement Occupy Wall Street. Selon le New York Times, il est l’un des intellectuels les plus influents du monde anglo-saxon. Il est professeur à la London School of Economics.

Il est l’auteur de Pour une anthropologie anarchiste, Dette, 5000 ans d'histoire (2013) et Bureaucratie : l’utopie des règles (2015).

Une analyse de Dette, 5000 ans d'histoire sur le blog de Paul Jorion ou sur le site La Vie des Idées.

Un entretien dans Bastamag et un autre dans Télérama 

 

Trois ouvrages proposés par Guillaume (Librairie Mot à Mot)

bertnard-manin

Bernard Manin. Principes du gouvernement représentatif.

L'ouvrage, publié en 1995, rapidement épuisé, a été réédité en 2012 avec une postface de l'auteur. Il retrace l’évolution du mot « démocratie » au fil des siècles.

Son point le plus saillant:  Les révolutionnaires anglais, français et américains sont les instigateurs de la forme de gouvernement représentatif que nous connaissons. Pour eux, il n'a jamais été question de fonder un gouvernement du peuple par le peuple, mais bien un système aristocratique, composé d'élites jugées mieux à même d'exercer le pouvoir en lieu et place des citoyens.

Voici deux présentations de ce livre devenu classique: sur slate.fr et enquete-debat.fr.

 

democratie-histoire-politique-du-mot

Francis Dupuis-Déri. Démocratie, histoire politique d'un mot aux États-Unis et en France.

Le livre (Ed. Lux, 2013) décrit la progression, dans les révolutions française et américaine, du rapport de l’élite révolutionnaire au mot démocratie. Elles commencent par mépriser la « démocratie ». Pour elles, c’est la domination de la plèbe sur la cité alors que celle-ci n’a pas la capacité de gouverner. Ensuite, leurs adversaires des classes populaires se revendiquent de ce mot et se placent comme contrepoids des élites révolutionnaires. Les élites se livrent alors à une déformation du terme. Elles transforment le vote et la représentation (des pratiques politiques considérées comme aristocratiques depuis 2000 ans) en « démocratie », alors que celle-ci était historiquement entendue comme la prise directe des décisions politiques par le peuple réuni en assemblée.

Voici un entretien avec Francis Dupuis-Déri : Video: démocratie, histoire d'un malentendu.

 

Contre-les-élections-de-David-Van-Reybrouck

Contre les élections.

Pour David Van Reybouck, la France incarne cette détestation pour les élus couplée à une vénération des élections que j’analyse dans mon ouvrage, et qui crée des frustrations de toutes parts.

Il préconise un système électoral enrichi de procédures participatives fondées notamment sur le tirage au sort, d’abord pour des processus ponctuels, comme on l’a vu en Irlande pour réécrire la Constitution, puis de manière plus structurelle.

Lire l'entretien dans Libération : Les élections n’ont jamais été conçues pour être démocratiques.

En pdf, une analyse détaillée du livre.

 

 

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